Matins d’hiver !

Sinistres matins où, assise à sa fenêtre,

Faisant vagabonder ses pensées, ses idées

Elle contemple la plaine,  lieu imaginaire,

Comme si sa mémoire cherchait à se fixer.

 

Geste las, elle passe sa main sur son front,

Sentant un instant s’envahir de nostalgie,

Son esprit occupé à vouloir faire front,

Comme pour en chasser quelque cocasserie.

 

Oh ! Matins d’hiver d’où s’égrènent vos heures,

Si longues, si profondes, quelque peu rêveuses,

Où l’inconscient s’embrume, perdant ses valeurs,

Et la conscience étant, en arbitre, veilleuse.

 

Elle ne sait depuis si son temps est compté,

Sachant seulement qu’elle voudrait encore vivre,

Tant de moments qui jadis, l’ont émerveillée,

Gravés à jamais dans son cœur pour y survivre.

Maria Cesare. Le 24 mars 2011