Instant d’intimité !

 

Furtive silhouette perçue dans la nuit,

D’un Loup solitaire marchant aveuglément.

Ses pas résonnaient  sur les pavés sous la pluie,

Lui donnant un air sombre de pauvre manant


La pâleur de sa peau me donnait des frissons,

Venu des fin fonds de mon esprit enfiévré,

Faisait ressurgir émotions, tant que moissons,

Portant moultes larmes quasiment oubliées.


La pluie, noyant les rues, s’est enfin arrêtée,

Donnant l’impression qu’une  triste solitude,

Viendrait soudain offrir une trêve méritée,

Oubliant les tourments remplis d’incertitude.


Est-ce Toi ?  Mon chagrin ! Qui, doucement me livre,

Est-ce Toi ? Sous ce singulier déguisement,

Donne-moi cette nuit, une raison de vivre,

Qui viendrait embaumer mon âme pieusement.


Ô ! Troublante nuit, rends-moi tous mes souvenirs,

Desserre ces chaînes qui m’ont tant entravée,

Déposant sur mon cœur, de très subtils plaisirs,

Sublimant à jamais l’instant d’intimité.

 

Maria Cesare. Le 17 novembre 2010