Silence ! ……

 

 

Mon Âme,
ainsi mise à nue, après toutes ces pages noircies par le chagrin de mes mots
qui s’écoulent et roulent sur le chemin de mon destin, ne ressent plus ni
douleurs, ni joies et veut, pendant quelques temps, du moins, se taire………..SE
TAIRE ! Et entendre le silence couvrir son extrême  lassitude……Moment de répit ! Moment
salvateur ! Moment où plus rien ne peut l’atteindre…..

N’est-ce
point là, un semblant de fuite ? Si fait ! Mais qu’importe ? Si
cela peut soulager la douleur lancinante qui, en moi, se glisse et persiste !…
Alors oui ! Que viennent à moi ces instants d’oubli irrépressibles,
m’effleurant voluptueusement comme les caresses d’un amant, me donnant ainsi
l’illusion de sensations d’extases depuis si longtemps mises sous scellés…

Et
vous ! Mes yeux, altérés par la lumière, reposez-vous à l’ombre  du divin ciel, fermez vos paupières et abreuvez-vous
à cette nuit  appelée par mes sens. Ne
voyez-vous pas que le moment d’une trêve est venu et qu’il vous faut abandonner
la lutte.

Oserais-je
braver tous ces tourments qui assaillent mon pauvre corps endolori ? En
aurais-je la force et la volonté nécessaires ? De cela, je ne puis me
prononcer et j’en appelle à tous les Dieux de l’Olympe de me venir en aide…..

Que ce chemin
est long, long et difficile ! Traversant toutes ces années à chercher
cette âme-sœur et s’égare à chaque coup de grisou ; lasse ? Lasse est
mon âme, de tout ce temps perdu, vide ? Vide est mon cœur de n’avoir point
su se faire aimer……

Silence !
Oui, mon Âme t’appelle, offre-lui enfin, ne serait-ce que l’espace d’un
instant, cette volupté tant désirée, aboutissant à cette sérénité indicible,
qu’on ne saurait décrire, les mots étant trop faibles, et me laisserait
entrevoir les prémices d’une paix quasi inextinguible….

Existe-t-il
encore en moi une bribe de compassion qui me donnerait la force de continuer le
chemin de ma vie ? Je ne puis dire depuis combien de lunes, mon âme ainsi
brisée, hante  les labyrinthes de ma
destinée……

Silence !
Silence ! Froid ! Froid glacé de l’hiver qui passe et souffle
par-delà le temps, sur mes épaules qui se courbent……..

 

 

                                      Maria
Cesare
. Le 5 juin 2010