Oh ! Monde étrange…

 

 Quand la nuit tombe sur mes sentiments,
Mourir devient tentation à mon cœur,
Un voile m’enrobe timidement,
Et sur mon âme mise à nue, il pleure.

 
Vagues successives sur mon esprit,
Tracent lentement leurs sillons,
Oubliant réalité, je perds vie,
Pauvre Moi perdu dans les tourbillons.

 
De ce récit déchirant qui me glace,
Et à tous ces souvenirs qui me brûlent,
Il ne me reste qu’une empreinte, place
Parmi les cohortes d’âmes qui hurlent.

 
Je vous hais, vous ! Mondes de solitude,
Instaurant tant confusions que mystère,
Sensations de nausées et d’hébétude,
Coulent sans fin de mon encre austère.

 
Ravages du temps et monde irréel,
Que j’en subis chaque nuit tant d’outrages,
Par un supplice quasi perpétuel,
Me statufiant aux frontières des âges…

 
Maria Cesare. Le 3 septembre
2008