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A chacun

 sa route, épisode7

 

alors qu’il faisait très chaud et croyant que l’on se reposaient dans

notre chambre, qu’Elle s’est levée,s’est dirigée vers la cuisine , a

pris quelque chose dans l’un des tiroirs du buffet et est sortie.
Se sachant seule, elle commença de s’éloigner de la

maison en direction d’un petit bois à environ un kilomètre derrière

chez nous et ce, à travers champs. Je la suivis donc à son insu et là !

Chemin faisant, je réalise ce qu’elle est sur le point de commettre en

apercevant un grand couteau dans sa main droite. Je me mets aussitôt à

hurler :

" Maman ! Que veux-tu faire ? Non, maman, arrête!" Et, sans plus

réfléchir une seule seconde, tout en lui parlant, je me jette sur Elle

et lui arrache le couteau des mains.

Maman, très surprise par ce geste inopiné, s’est laissée désarmer et

m’a regardé sans dire un mot.Dans l’affollement, j’avais oublié de dire

à ma petite soeur de ne pas bouger de la chambre et, entendant des

petits pleurs derrière moi, je constate qu’elle m’a suivie et qu’elle a

tout vu. Je cours alors la prendre dans mes

 bras

et, toutes les deux, en pleurs, on demande à notre mère qu’elle veuille

bien rentrer à la maison avec nous. Que de toutes façons, elle n’avait

pas le choix car nous irions là ! où elle irait! ET QUE NOUS L’AIMIONS

TRES FORT. Emue jusqu’aux larmes par cette déclaration aussi inattendue

et face à notre détermination, elle nous a prise toutes les deux par la

main et, sans mot dire, nous nous sommes dirigées ensemble vers la

maison.

Nous venions de gagner une bataille et ne voulions à aucun prix rompre

le silence bénéfique qui venait de s’installer entre nous. Je crois que

ce jour-là ! Nous venions de faire un pas de géant sur la voie de sa

guérison. Je ne sais si c’est notre action qui lui a soudainement fait

comprendre que même si notre frère aîné n’était plus là ! Nous, l’autre

partie de la famille étions là ! Et bien là ! pour l’aimer aussi TRES

TRES FORT.
A partir de ce jour,

notre mère s’est mise à aller un peu mieux et nous avons enfin été

heureuses qu’elle fasse à nouveau, attention à nous. Elle venait enfin

de réaliser qu’il était impératif de faire la différence entre SON

chagrin " qu’elle garderait désormais dans un coin de son coeur " et

NOUS. La fin de cet été se passa merveilleusement bien.

Inéluctablement, la vie reprenait son cours et les années se mirent à

défiler à peu près normalement, laissant dans nos coeurs, une trace

indélébile que, seul le temps estomperait pour ne plus laisser place

qu’aux SOUVENIRS.

 LE TEMPS ETANT LA GUERISON APPARANTE DE TOUS LES MAUX.

 Tous ces événements eurent un impact considérable……… ( à suivre )
Maria Cesare. Le 5 juin 2007

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