A toi, mon Inconnu,

Atteindrais-je jamais ce port ?

Qui, dans mon cœur, se dessine,

Oh ! havre de paix qui dort,

Caché au fond de moi, décline.

 

Est-ce ce lointain rivage ?

Eaux bouillonnantes d’écume,

Sables et vents sur la plage,

Passent dans ma vie nocturne.

 

Reconnaîtrais-je ton visage ?

Tout au bout de la lagune,

Espérant comme un message,

Pour combler cette lacune.

 

  Maria Cesare. Le 13 avril 2007