J’irai !

J’irai sur les chemins,

J’irai à travers bois,

Par les collines demain,

Je suivrai mon émoi.

Sans pouvoir m’arrêter,

Ni ce jour, ni jamais,

Si, par quelques raisons,

Je ne puisse désormais,

Ressentir pâmoison ?

En mon Ame blessée,

J’y mettrai du bonheur,

Et par douces embaumées,

Je fleurirai sans leurres,

Mon jardin d’Hespérides,

Bien à l’est d ‘Eden,

Où les Dieux intrépides,

M’offriraient, si soudaine,

Une histoire grandiose,

Délicieuse et mondaine,

A ma déesse Héra, j’ose,

Quémander cet Amour,

Si charnel et sensuel,

Aux plaisirs éternels …

 

Maria Cesare. Le 21 mars 2007