Nocturnes…
 
Je marche seule ce soir avec mon désespoir,
Et, au plus profond de mes pensées, je erre,
Et la pluie se met à marteler le trottoir,
Eclairé par la lueur d’un réverbère.
 
La nuit fait résonner mes pas sur le pavé,
Je frissonne, perdue au milieu de ce silence,
Et seul, le clapotis de l’eau vient l’entrecouper,
Se jouant ainsi de ma folle sentence.
 
Et, funeste destin aux senteurs de soufre,
Je ne veux point juger, ni ma vie, ni le monde,
Sur ce qui me reste de lucide, je souffre,
Si, en mon Ame, ni paix, ni bonheur, ne m’incombent.
 
            Maria Cesare. Le 13 mars 2007