De profundis

Et, sentant rôder des profondeurs de mon Ame,

Grandes tristesses roulant sur mes sombres pensées,

Ombres de la nuit, déchirant mon voile infâme,

Je vous défie de sécher, mes larmes versées.

 

Violences permanentes, chemin de perdition,

Perdant toutes raisons, insinuant le doute,

En mon cœur déchiré, menant à destruction,

Pas un péché qui ne soit, que je redoute.

 

Douces brûlures venant des flammes du désir,

Emportant passion et tyrannisant mon corps,

Rejetant les tempêtes pour accueillir zéphyr,

Apaisant mes blessures et recréant décors.

 

Quête éternelle des mots devenus obsolètes,

Que ne donnerais-je pour revivre de douceurs ?

A mon Ame torturée, ôtez-lui  disette,

Cherchant enfin le repos, éloignant noirceurs.

 

      Maria Cesare. Le 20 janvier 2007