Nuits déchirées, coeur ensanglanté,
Le froid de mes songes me glace !
Mon sang, dans mes veines, s’est figé,
Et dans mon coeur, Amour, plus de place.
 
S’installe ainsi, désespérance,
Touchant, de ce monde, les noirceurs
Abjectes et viles indifférences,
De cette terre où tout n’est qu’horreur.
 
Errances de mes nuits solitaires,
De mon corps en constantes souffrances,
En serait-il vain ou salutaire ?
De surseoir à toutes ces outrances.
 
Sondant ce qu’il me reste d’humain,
J’ose espérer qu’il me soit donné,
Un Amour si grand, si Fou ! demain,
Sans condamner mon Ame damnée…
 
                Maria Cesare. Le 11 décembre 2006