L’Abîme vient à moi, le soir où mes pensées,
Par-delà ma faiblesse, surgissent en souffrances,
Violences permanentes gonflées de vérités,
M’ôtant toute raison et appelant l’errance.

Moments de pures folies, chemin de perdition,
Elucubrations impures, en état d’abandon,
Ses profondeurs m’attirent, inexorable session,
Amenant la douleur, taraudée par Démon.

Fascination sans nom et enveloppe charnelle,
Me collent à l’esprit en appelant l’extase,
Des sentiments brûlants comme une étincelle,
Du sang noir qui s’écoule en maculant le vase.

Et que de vrais sillons, tracent sur mon corps,
De sombres pentagrammes aux signes mystérieux,
Marquant aux fers rouges ma chair, signant l’accord
En pactisant incidemment avec Hideux.

L’Abîme vient à moi, les souvenirs s’effacent,
Le grand Pardon venant à la rescousse, implore,
Pour le repos de mon Ame afin qu’elle défasse,
Toute l’infinie misère que mon Ange déplore.

Maria Cesare. Le 6 décembre 2006