Pendant que ma bouche, sur ta bouche se pose,
Pendant que mes lèvres, à tes lèvres se mêlent,
Et que ton corps soit de mon corps si près, ose,
Toi ! mon Amour, tu viens replier mes ailes.
 
Pendant que des frissons courent le long de ma nuque,
Pendant que tes mains aiment glisser sur ma peau,
Et que ton corps et mon corps s’éduquent,
Toi ! mon Amour, tu me donnes ta vie en cadeau.
 
Pendant que Volupté à cet instant magique,
Pendant que s’écoulent quelques temps merveilleux,
Et que, cachés par ce doux voile angélique,
Moi ! je t’offre d’ineffables moments heureux.
 
                              Maria Cesare. Le 23 novembre 2006