Que m’importe ce jour,
Si je dois à mon tour,
Payer pour cette vie,
Qui me donne du souci.
 
Je ne puis pas ainsi,
Continuer de vivre, oui !
Je préfère et de loin,
M’en aller sans chagrin.
 
Ô ! vie dure et cruelle,
Sais-tu comme tu es belle !
Mais tu agis toujours,
Sans penser, sans détours.
 
Ne prenant pas le temps,
De revoir auparavant,
Si, par quelques égards,
Epargner un  regard.
 
Pourquoi t’obstines-tu ?
Ô ! caractère obtus,
A traiter de la sorte,
Quiconque ose et supporte,
 
Aléas d’une vie,
Sans rides et sans un pli,
Et en courbant l’échine,
Sous une pluie d’épines…
 
              Maria Cesare. Le 12 octobre 2006