Les armes pleurent, des larmes de sang coulent,
Les canons sont entendus, le temps triste s’écoule,
La nuit vient envelopper les corps des soldats
Qui, dans la plaine souillée, dorment en contrebas.
 
Oh ! Nuit étrange, tu apaises les douleurs,
De tous ces corps meurtris, par autant de malheurs,
Etendant ton manteau, pour appeler la trêve,
Oubliant les combats, en voulant vivre un rêve.
 
Les armes se sont tues, " Il " écoute le silence,
Ce silence bienfaiteur qui, dans son coeur, danse
En emportant ses craintes, quelques heures durant.
 
" Il " ne sait pas encore, qu’à la nouvelle lune,
La chance l’aura quitté, tombant sur une dune,
Comme bien des camarades, le prix du sang étant…
 
                                                         Sa triste récompense. 
 
                                Maria Cesare. Le 5 octobre 2006