Atteindrais-je jamais ce port ?
Qui, dans mon coeur, se dessine,
Oh ! Hâvre de paix qui dort,
Caché au fond de moi, décline.
 
Est-ce ce lointain rivage ?
Eaux bouillonnantes d’écume,
Sables et vents sur la plage,
Passent dans ma vie nocturne.
 
Reconnaîtrais-je ton visage ?
Tout au bout de la lagune,
Espérant comme un message,
Pour combler cette lacune.
 
                      Maria Cesare.
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