Roule sur l’asphalte, motard au coeur tendre,
Ton corps chevauchant la bécane, tu ne peux prendre,
Le temps de t’arrêter en chemin, sans rendre,
Le moindre soupir que ton moteur engendre.
 
Sur ton casque bien fermé, le vent passe et glisse,
Le long de tes jambes, il est là ! et siffle,
Tu rêves de ne faire qu’un avec ton engin,
Et rouler, rouler, des kilomètres, sans fin.
 
Roule ! mon motard, sous la pluie et par beau temps,
Ta moto obéit au moindre de tes tournants,
Fier ! tu circules sur les routes aux mille paysages,
Cramponnant ta machine, pour ne plus être sage…
 
                                      Maria Cesare.