Pendant que, lointaine, mon âme vagabonde,
Et, aussi loin que se trouve notre monde,
Je reste là ! silencieuse dans l’ombre,
A vouloir forcer la destinée si sombre.
 
Rêvant à mille étoiles, posées sur mon coeur,
Pour alléger ma peine, doublée de rancoeur,
Au regard d’une vie, jugée triste et sans envie,
Je pleure ! sans bruit, ne sachant plus ce que je suis.
 
Ainsi cachée, derrière un arbre du jardin,
L’ombre salvatrice tient, en son sein, mon chagrin,
A l’abri du regard de quelques vains passants,
Qui jugeraient fort mal, mes pauvres ressentiments.
 
                                          Maria Cesare.